vendredi 8 août 2008

Pas de répit pour les braves.

Jour 2 - aller au premier jour.

8h02, Rekyjavik, Hotel Klöpp.

Pas le temps de faire la grasse mat', la journée sera consacrée à la découverte de la capitale et la préparation du trek, le départ étant prévu demain. J'avance au radar, la nuit a été courte d'autant qu'il s'est avéré que le radiateur fonctionnait bien, très bien même. Si bien que nous avons dû nous lever chacun notre tour cette nuit afin d'essayer en vain de l'arrêter. Et par dessus tout, et nous ne nous en plaindrons pas, les couettes en plus d'être très confortables, sont particulièrement chaudes.
Bref, le réveil est difficile mais doux. La chambre est bien située, très calme et l'on aperçoit l'océan par dessus les toits de la capitale, il fait un ciel bleu magnifique. L'idée même du buffet de petit déjeuner qui nous attend au rez-de-chaussée suffit à tromper nos cerveaux sur notre état de fatigue avancé (état B) et nous insuffle la force nécessaire pour nous arracher de ce lit aux couettes bien trop douces.


Une douche s'impose afin d'éclaircir les idées. Dans la salle de bain tout rappelle l'activité volcanique de l'île, entièrement en basalte (une pierre volcanique sombre) du sol au plafond en passant par les murs, elle possède un charme certain. L'eau chaude, comme dans toute la capitale, provient directement des entrailles de la Terre qui approvisionne les foyers et les nombreuses piscines de la ville.
Enfin, détail notable, la douche est un peu.. spéciale. Tout est comme une douche française, l'eau y est "normale" (mis à part qu'elle sent le souffre et ne rince pas), le problème venant plutôt du réceptacle. Disons que le sol de l'espace douche est au même niveau que l'ensemble de la salle de bain, je vous laisse deviner ce qu'il advient lorsque l'on ouvre l'eau : la salle de bain se transforme en pédiluve, avec des enfants c'est rigolo mais la question n'est pas là.

Une fois prêts, nous descendons au rez-de-chaussée où nous attend un petit déjeuner très attendu. Dans la mesure où nous avons beaucoup de choses à faire aujourd'hui, nous ferons peut-être l'impasse sur le déjeuner donc le mot d'ordre est de s'empiffrer tant qu'il y a de la place. D'autant que le buffet proposé est très varié, plutôt anglo-saxon que continental, laissant la part belle au salé : omelette, œufs brouillés ou durs, saucisses et bacon; sans toutefois oublier les mets sucrés : fruits, céréales, viennoiseries et gâteaux islandais dont une sorte de tresse feuilletée à base d'amande et de chocolat que j'ai dû goûter à plusieurs reprises afin de m'assurer que j'aimais effectivement. On ne vient pas en Islande sans courage, fût-il culinaire. Courageux mais pas téméraire, je ne me suis point risqué sur les harengs marinés. Enfin, de nombreux pains, de mie ou crackers sont proposés. Les boulangeries islandaises produisent de très bons produits, variés, et nous n'avons pas manqué d'en profiter.

11 heures, fin du petit déjeuner qui n'avait de petit que le nom. En fait je serais bien resté pour confirmer définitivement mon avis sur la tresse islandaise mais ces rabat-joie arrêtent de servir. Nous voilà alors partis.
Le programme de la journée est plutôt chargé : découverte de la capitale, repérage touristique dans la ville et enfin quelques achats pour le trek dont du gaz et de la nourriture que nous ne pouvions importer de France. Mais faisons d'abord les présentations. Reykjavík; quelques 200 000 Islandais habitent la capitale et son agglomération, soit les deux tiers de la population de l'île; située en majeure partie sur une péninsule, la ville bénéficie d'un climat subpolaire océanique à 64° 04' de latitude nord pour une moyenne d'environ 10°C en août.



La péninsule de Reykjavik

Rapprochons-nous un peu du cœur de la ville. L'hôtel Klöpp -- prononcer [Si-ga-reth] -- est très bien placé, près du centre à l'intersection des rues Hverfisgata et Klapparstigur (marqué d'un icône vert sur la carte ci-dessous), il est remarquablement desservi par le réseau de bus de la ville. À proximité on trouve le port au nord, au sud la gare routière, point de départ de toute excursion, ainsi que l'aéroport domestique qui propose d'improbables vols réguliers vers de minuscules villages (les Islandais connaissent le sens du "service public", eux). À l'ouest le vieux quartier, Kvosin avec le lac Tjörnin et à l'est de nombreux quartiers plus récents : lotissements, zones commerciales et industrielles.


Le centre ville

Dès nos premiers pas dans les rues islandaises, la propreté de la ville nous frappe. Pas une façade en mauvais état, les bâtiments sont tous propres et souvent très colorés : verts, rouges, jaunes (et parfois beiges et gris mais nous omettrons ce détail par souci d'esthétisme romantique). Le spectacle offert, avec l'aimable contribution du ciel magnifiquement bleu et d'une température plus que chaude pour le lieu (~14°C) nous laissent une formidable première impression de cette ville (et comme on dit, on n'a pas deux fois l'occasion de faire une bonne première impression).


Pas Klöpp, pas Klöpp...


L'hôtel Klöpp

Les grandes façades immaculées exposent de larges fenêtres sans volet dont on ne peut généralement ouvrir qu'une petite lucarne. La décoration intérieure est à l'image de l'architecture, moderne et épurée.
Tout juste sortis de l'hôtel nous apercevons la baie de Reykjavik en bas de la rue Klapparstigur, difficile de résister à l'appel de l'océan, nous succombons à la tentation et descendons jusqu'à la côte admirer l'Esja qui domine la capitale depuis ses 914 mètres.


L'Esja surplombant la baie de Reykjavik

Nous empruntons ensuite la rue Laugavegur, située juste au sud et parallèle à Hverfisgata, elle mène directement au quartier Kvosin. Flâner le long de cette rue marchande semi-piétonne est fort agréable, on y trouve de nombreux commerces, pubs et bars branchés. Nous faisons ici la rencontre de WOOFY, une œuvre décorative exposée à même le trottoir qui nous fait réaliser que les chiens sont totalement absents de la capitale. En effet, il était (et est ?) assez mal vu en Islande
, étant donné les conditions de vie difficiles, de posséder un animal de compagnie synonyme de nuisances et de ressources gaspillées. Quoi qu'il en soit, WOOFY est très propre et les touristes se plaisent à s'assoir à ses côtés.
Ce chien n'est pas sans rappeler que Reykjavik est la capitale mondiale de l'art contemporain et du design et nombreuses sont les œuvres disséminées dans la ville, les galeries d'art ou encore les musées. Ainsi nous nous habituerons à trouver aux quatre coins de la ville des silhouettes inquiétantes, tantôt abattues, tantôt un cube de béton à la place de la tête ou encore à moitié enfoncées dans le trottoir (d'où l'expression de rue "semi-piétonne").


WOOFY


Une silhouette inquiétante

Nous arrivons au quartier Kvosin. La vieille ville ne comporte plus beaucoup de bâtisses d'époque, tout y est très chic et moderne. Une nouvelle œuvre d'art : une immense frise colorée composée d'une centaine de portraits d'enfants islandais 2x2m fait angle. Réflexe français de la mixité des origines, nous peinons à trouver un gamin de couleur dans le lot... ah si là ! un légèrement bronzé, si à côté de celui qui rit la bouche pleine avec son appareil dentaire et l'autre qui a le nez qui coule (un fil de morve de 50cm on s'en souvient longtemps). Rien d'étonnant à Reykjavik de se faire surprendre à chaque coin de rue.
Toujours énormément de pubs et de restaurants, puis une grande banque où nous profitons pour acheter quelques couronnes islandaises. L'édifice qui ne paie pas de mine de l'extérieur est absolu magnifique à l'intérieur, nous y reviendrons. Les rues sont étrangement désertes, nous avons du mal à réaliser que nous sommes en semaine, en plein cœur d'une capitale européenne.
Nous continuons et arrivons à destination, l'Office du Tourisme, afin de récupérer des brochures et demander quelques renseignements. Le lieu jouxte une petite place d'où sortent des cheminées de vapeur laissant supposer qu'en dessous se trouve l'un des multiples points de captage d'eau chaude de la capitale. Une fontaine islandaise (design) entourée de bancs invite le badaud à la rêverie tandis qu'une petite maison de bois sombre et aux volets blancs se fait discrète à l'angle de la place, c'est la plus vieille bâtisse de Reykjavik, construite en 1764.


Une fontaine


La plus vieille maison de Reykjavik

Nous rentrons dans l'Office du Tourisme et commençons à faire le plein de petits dépliants touristiques (certains plus publicitaires qu'autre chose) afin de se faire une idée sur l'organisation du séjour : prix et horaires des transports, plans de ville, piscines, centre commerciaux, etc. Puis nous nous adressons à l'accueil afin de poser des questions plus précises, notamment relatives aux bus de la ville. L'hôtesse nous explique alors que les tickets ne peuvent être achetés à bord et que le bureau le plus proche se situe de l'autre côté de la ville... Cela tombe plutôt mal car nous devons impérativement aller à la gare routière ainsi qu'à un grand centre commercial, tous deux identifiés sur la carte hors de portée à pied.


L'Office du Tourisme


Heure de pointe

Rien ne presse. À l'aide du guide et des précieuses informations glanées ici et là nous identifions les lieux dignes d'intérêt du coin tout en nous dirigeant nonchalamment vers le lac Tjörnin un peu plus au sud. En chemin nous rencontrons le Parlement (Alþingi en islandais). Cette assemblée siégeait autrefois à Þingvellir et ce jusqu'en 1799 avant d'être transférée dans la capitale en 1844. L'édifice actuel construit en 1881 est à l'image de l'Islande : un savant mélange entre histoire et modernisme.


Le Parlement


"Alþingi" (Parlement)

Le temps se couvre, ici rien de moins fiable que la météo. Nous continuons notre promenade, toujours surpris par l'originalité de chaque façade, que ce soit celle d'un restaurant, d'un musée ou d'une simple demeure.







Nous arrivons alors au grand lac Tjörnin. Situé au cœur de la capitale, il offre une aire de repos idéale aux nombreux oiseaux migrateurs de passage, on y trouve également tout autour quelques édifices chers à la ville tels que l'Hôtel de Ville quasiment sur pilotis ainsi que plusieurs musées, théâtres et églises.


L'Hôtel de Ville

Bordé de larges espaces verts, ce lieu paisible est très apprécié des familles et des étudiants de l'université toute proche qui viennent jouer, donner à manger aux canards ou simplement se détendre (enfin glander pour les étudiants). En hiver ce lac artificiel gèle mais la ville le réchauffe en y déversant de l'eau géothermale afin de préserver cet oasis de paix pour le plus grand bonheur des habitants mais aussi surtout d'une quarantaine d'espèces d'oiseaux.


Le Lac Tjörnin

Nous faisons le tour du lac, enfin pas tout à fait, disons que le lac est coupé en deux laissant la possibilité aux fainéants que nous sommes d'abréger leur promenade. D'immenses et somptueuses maisons possédant de magnifiques jardins ornés de sculptures classiques se présentent sur la rive est du lac. À coté, les Galeries Nationales et l'église verte Fríkirkjan ("église de la liberté").


Majestueuses villas au bord du Tjörnin


L'église Fríkirkjan

Un peu plus loin, la Maison du Gouvernement où siège le Premier Ministre. Convivial, le lieu est dépourvu de barrière et sensé être en permanence ouvert; juste devant une statue du tout premier Premier Ministre, Hannes Hafstein (1904).


La Maison du Gouvernement

De retour au quartier Kvosin, à l'intersection des rues Lækjargata et Laugavegur, nous en revenons à notre objectif initial, acheter des tickets de bus. Or d'après l'hôtesse de l'Office du Tourisme, il nous faut aller jusqu'à la gare routière Hlemmur, à l'angle des rues Hverfisgata et Snorrabraut, soit à environ un peu plus d'un kilomètre. Cependant sur la carte de Reykjavik que nous avons en poche, il existe deux gares routières, l'une est Hlemmur et l'autre Lækjartorg.. à l'endroit même où nous nous trouvons. Après un rapide coup d'oeil, nous nous rendons compte qu'effectivement cette dernière est en travaux et donc fermée.
Le fait que l'on ne puisse pas acheter de titre de transport en plein centre ville nous étonne sensiblement. Eugénie repère alors une sorte de coin presse qui vend de tout et n'importe quoi. Elle soupçonne alors, et à juste titre, que ce lieu isolé et proche de la gare temporairement désactivée puisse vendre par procuration des billets aux touristes démunis. Bingo ! Nous voilà dans le bus, direction le BSI.


Le BSI (acronyme mystère) est la grande gare routière de Reykjavik, point de départ des lignes de bus qui sillonnent l'Islande en direction des autres villes et des sites touristiques. Il faut préciser que même s'il existe des aéroports dans tout le pays jusqu'aux coins les plus reculés, sans chemin de fer la route reste le moyen d'accès le plus emprunté; la voie principale qui fait le tour de l'île ne fait que 1339 kilomètres. Nous arrivons au BSI en quelques minutes, juste assez de temps pour moi d'écrire ces lignes.
Nous posons les questions classiques au guichetier : prix, horaires, stockage des bagages, dernière vidange, nous achetons les billets, prenons la petite brochure qui va bien et filons juste à temps pour attraper le bus suivant. C'est ce que j'appelle être efficace ! Nous voilà donc repartis, direction Kringlan.


Kringlan n'est pas une planète lointaine peuplée de monstres improbables mais un grand centre commercial situé en pleine ville, avec plus de 170 boutiques, des restaurants et un cinéma. Cinq minutes de trajet en bus (durée moyenne de transport dans la capitale) et nous y voilà. Dans le pays de Kringlan, nous trouvons un Hagkaup (se prononce... , ne se prononce pas), une chaîne islandaise d'hypermarchés, pensant trouver rapidement nourriture et gaz.
Il nous manque en effet encore nos plats principaux pour le trek. Compacts, caloriques et se conservant bien, nous pensons à du pain, du fromage et de la viande séchée (style saucisson), sachant que nous possédons déjà des pâtes, des fruits et des barres de céréales. Bien que ces aliments soient assez communs (en France), l'exercice qui semblait aisé se révèle plus compliqué. Mis à part le pain qui, comme dit précédemment, est courant et de bonne qualité, nous n'avons le choix qu'entre du poisson et du salami comme viande. Certes une demi-douzaine de salamis différents, mais uniquement du salami. Le poisson séché, lui, dégage une odeur assez forte (du genre qui pique les yeux) et bien qu'il semble s'agir d'une spécialité islandaise, nous préférons faire l'impasse. Le fromage se présente sous forme de briques emballées sous vide, du Cheddar et autres produits locaux sont proposés, la conservation ne semble pas idéale mais nous n'avons pas vraiment le choix. Enfin, le gaz.
5 minutes d'explications vaines face au vendeur pour lui faire comprendre que je cherche une bouteille de gaz. Il me conduit finalement au rayon des boissons gazeuses, il va falloir que je trouve une autre personne. On m'explique alors que l'hypermarché ne vend pas ce genre d'article et m'indique un autre magasin dans Kringlan. Le panier rempli de fromage, de pain et d'une collection de salamis, nous poursuivons notre quête du gaz, dernier produit manquant de notre liste. En chemin, dans Kringlan, nous faisons une petite halte pour nous acheter de délicieux sandwiches au saumon fumé avant de continuer.
Dans le nouveau magasin, devant le rayon où sont normalement exposés les campingaz, la frustration est totale, il ne reste que du combustible de la marque concurrente : MSR, évidemment non compatible. Je demande au vendeur qui par chance nous est d'une plus grande aide que le précédent, il nous explique alors que les bouteilles de gaz sont vendues dans les stations services, et nous indique comment aller à la plus proche, ce qui donna à peu près la chose suivante (traduit en français) :
- "Alors vous sortez de Kringlan sur la droite, vous prenez la ligne de bus 6 direction #$**%, vous descendez à £+ç@ où vous trouverez une zone industrielle, vous marchez alors jusqu'au magasin !*$# et vous aurez une station service juste derrière."
- "Merci beaucoup, au revoir."
Une fois sortis de la boutique, Eugénie :
- "Tu as compris ?"
- "Oui en gros. Il faut reprendre le bus 6." réponds-je.
Les Islandais parlent relativement bien anglais mais les mots islandais (typiquement les noms propres) ont la faculté de se dissiper dans l'air une fois prononcés. La prononciation de cette langue m'étant totalement inconnue, mon cerveau est incapable de fixer ces syllabes et
après quelques secondes je ne me souviens que d'un squelette dans la langue de Shakespeare ponctué de sons informes. Et dans certaines situations cela peut se révéler très handicapant.
Nous arrivons devant la route. L'Islande ne faisant hélas pas exception, une ligne de bus possède comme partout deux sens.
- "On doit aller vers où ?" me demande Eugénie.
[Intuition mode ON]
- "On va prendre vers... disons Spöngin." répondis-je, regardant la carte orientée arbitrairement.
Et nous voilà partis vers Spöngin. Après quelques minutes, nous passons au-dessus d'un grand échangeur, le paysage résidentiel laisse la place aux entrepôts (dans SimCity, nous serions passés d'une zone verte à une zone bleue, voire jaune). J'appuie sur le bouton rouge signalant au chauffeur du bus que je souhaite éviter de trop me perdre. Il s'arrête et nous descendons près d'une grande zone commerciale, avec un peu de chance c'est l'endroit que m'indiquait le vendeur (méthode Coué, l'essayer c'est l'adopter). Le site est grand, nous nous séparons (deux équipes de 1) tel un mauvais film d'horreur afin de couvrir plus efficacement la zone.
La pêche est une fois de plus infructueuse et nous commençons à nous demander si nous finirons par trouver ce gaz. De nouveau rassemblés, nous décidons d'aborder un Islandais dans la rue qui, de part ses gestes, nous fait comprendre qu'une station service se trouve non loin de là. 300 mètres plus loin la délivrance, une station service Olis apparaît, c'est le soulagement "Total" (ok je sors). Par chance, nous y trouvons la bouteille de gaz tant convoitée et repartons
vers l'hôtel par la ligne de bus la plus proche, satisfaits.
[Intuition mode OFF]

Nous nous posons enfin, Eugénie fait une sieste pendant que j'étudie les brochures touristiques et les cartes récupérées. Une heure plus tard elle se réveille, toute mignonne à moitié endormie, et m'aide à finir de préparer les sacs de randonnée pour demain, tout doit être bouclé avant ce soir.
Il est 18 heures et nous décidons d'aller manger pour ne pas nous coucher trop tard ensuite. Nous choisissons une sorte de snack dans le quartier Kvosin qui vend des "Fish 'n Chips", un énorme filet de poisson pané et frit accompagné de frites (frites elles aussi), ce soir c'est diététique ! Repus, nous nous partageons tout de même un Skyr aux myrtilles, une spécialité locale qui ressemble à du fromage blanc légèrement fermenté agrémenté de confiture. Pour aider le corps à éliminer toutes ces graisses nous rentrons à l'hôtel à pied, en longeant la côte.


Mer d'huile

Il fait encore bon et la lumière orangée du soleil filtré se reflète sur la baie de Reykjavik, l'image des nuages enflammés y est si nette que l'on croirait de l'huile. Nous tombons sur une nouvelle œuvre d'art, une sculpture métallique figurant un drakkar à l'endroit même où, selon les livres anciens, le premier viking Ingólfur Arnarson s'installa en 874. Nous restons un peu à contempler ce paysage magnifique dans lequel la sculpture s'intègre à merveille, dispersant chaque rayon de soleil qui s'y aventure. Enfin nous rentrons.


Sólfar "Le Voyageur du Soleil"



Arrivés à la chambre nous nous couchons immédiatement. La journée a été longue et nous savons que la nuit, elle, sera trop courte. Le radiateur est dompté à présent, on se permet même de laisser la fenêtre légèrement entrouverte. Un dernier coup d'œil dehors pour admirer le coucher de soleil et on ferme les yeux, demain réveil à 6h45.


Depuis la fenêtre...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Une lecture toujours aussi agréable et drôle, agrémentée de magnifiques photos.
Vite, vite la suite !!

Anonyme a dit…

Pas mal du tout, ça donne envie un tel environnement ....